mardi 15 janvier 2008

Tous au Tour du Burkina-Faso

Tous au film "Vélo noir, vélo blanc" (1976) de Jean-Luc Magneron, 80', documentaire sur le Tour du Burkina-Faso dans le cadre du festival du cinéma africain, au Gaumont-Rouen, dimanche 20 janvier à 14h ! Il y a une quinzaine d'années nous étions plusieurs dans une salle du cinéma nordique pour assister à un documentaire sur Paris-Roubaix par un réalisateur danois, je crois, et à l'époque nous ne nous connaissions pas encore !!!

mercredi 9 janvier 2008

Frédo David, l'homme des chiffres et des lettres

Déjà 50 bornes ! Combien de moyenne ? J'peux pas à plus de 160 !!! Le cardio en vadrouille, notre Tartarin de la cyclosophie est un homme des chiffres et des lettres, le crédo du Frédo c'est plus l'arithmétique généreuse que le théorème de Mahieu, surtout dans les côtes. Si Maupassant n'a pas fait le Tourmalet, heureusement Frédo en a fait sa Maison Tellier. Un genre de maison close, sans Boule-de-suif, mais avec moultes chambres à air et cruches de cidre où l'on se raconte près du Boulingrin, les virées normandes, alpestres ou pyrénéennes entre pédaleurs patentés. Car il faut en être de ce peloton de cyclosophes rouennais pour lesquels, notre Frédo n'est pas le dernier à lécher un bon et Vieux-Plats, à Gonneville-la-Mallet, à avaler un succulent chausson aux pommes chez Mollet au Neubourg, à faire son bougre à l'abbaye du frère Descul en partageant sa couche, etc., etc. Ô de combien de capitaines de Quevilly, de Louis Garneray, de Jules Chéret, de Jean-Paul Villain n'as-tu pas sucé les roues, et sauté aux pancartes de tes parcours imaginaires et historiques ? Ah quelle histoire, que d'histoires, historiques mon cher Chapatte ! France Né le 12 janvier 1951 à Paris. Palmarès : Vainqueur du Trophée du Pollet à Dieppe en 1962 BEPC, mention bien en 1963. 231ème du super-prestige Pernod en 1968. 657ème du semi-marathon de Rouen en 1985 23ème espoir du triathlon promo de Val-de-Reuil en 1992 Co-traversée des Pyrénées d'ouest en est, avec W.Salhen, en 1992 Traversée cyclosophique des Alpes de Saint-Gervais à Nice en 1999 5ème de la Bernard Vigier 1999. Etc.. A arrêté sa carrière en 2006, pour le meilleur profit de la salle de Gym de la piscine G.Salmon à Mont-Saint-Aignan Pratique désormais assidûment la grasse-matînée et le marché du Clos le week-end ! Publié à l'occasion du 57ème anniversaire de l'émission Des chiffres et des lettres dans l'ouvrage "La légende des gérants de la route" aux éditions Poule-y-dort à Touffreville-la-Câble.

mardi 8 janvier 2008

Révision hivernale

Afin de préparer votre prochaine saison cyclosophique ne manquer pas de reviser quelques bases en matières de bicyclette. Tel est le conseil d'un de nos stagiaires qui nous a adressé le document ci-joint. Le concours d'entrée pour la prochaine saison aura lieu vers fin février place du Boulingrin. A cela, nous pouvons ajouter la lecture des textes d'Alfred Jarry sur la bicyclette, "Ubu cycliste" aux éditions www.pasdeloiseau à Toulouse, de l'"Eloge de la bicyclette" par Eric Fottorino en Folio (après le Midi-Libre il est en train d'escalader Le Monde en ce moment), et les "Petits cycles de bonheur" du normalien supérieur et néanmoins pédaleur Pierre-Louis Desprez chez Arléa. Bonnes révisions à tous !

vendredi 9 novembre 2007

Quelques conseils pour la saison prochaine !

"Avec la cortisone, je pouvais enchaîner course sur course" Par Julien Marival (Journaliste) 11H32 06/11/2007 "L'ancien du peloton avec qui j'ai discuté m'a conseillé de prendre de la cortisone. Un mec bien, car il m'a en plus expliqué comment il fallait l'utiliser. Parce que si t'as pas la notice, tu marcheras pas. La cortisone, par exemple, ça peut te faire gonfler et provoquer de la rétention d'eau. Pour l'éviter, tu dois doubler tes entraînements. "Tu ne peux pas te permettre plus d'une journée sans vélo. Je suis passé de 400 km par semaine au double en quelques jours. Sans compter les courses le week-end. Quand elles étaient programmées en 'nocturne', je roulais quand même une centaine de kilomètres le matin. Et j'étais encore plus en forme le soir, une fois que mon corps avait transpiré. "Plus tu roules, plus tu te sens bien. Et plus tu roules, plus tu t'assèches. Tu obtiens alors un rapport poids/puissance phénoménal. Pour 1,85 m, je suis passé en trois mois de 71 kg à 66 kg. Mon nouveau poids de forme. Plus de graisse, des veines saillantes. Sur mes jambes, c'était comme du papier à cigarettes. Mais pour en arriver là, il faut quand même savoir se faire mal aux cannes. C'est un bon produit, mais ce n'est pas lui qui va tout te faire. Il faut rouler, rouler. "Avec la cortisone, j'ai vu tout de suite que je pouvais enchaîner course sur course. J'étais dans les échappées avec des gars que je ne voyais plus avant que sur la ligne de départ. Tu te rends sur les compétitions dans un tout autre état d'esprit. Tu sais que tu auras les moyens de 'faire' la course. J'en avais assez de subir le rythme. J'allais abandonner le vélo. "Là, j'étais redevenu un acteur du peloton. Bien sûr, il y avait encore des coureurs qui marchaient mieux que moi, parce qu'ils étaient plus doués, ou peut-être aussi parce qu'ils étaient déjà passés à l'EPO. "Après une cure d'EPO, tu es un homme neuf tous les jours" "L'EPO, à la fin des années 80, on commençait à en entendre parler, mais personne ne savait vraiment ce que c'était. J'ai su dix ans plus tard qu'il fallait s'en injecter tous les jours, qu'elle provoquait certaines carences en vitamines et que les effets apparaissaient au bout de quinze jours. "Une cure d'EPO coûte 3 000 euros. Après, tu es un homme tout neuf tous les jours. Tu ne connais plus la fatigue. Tout d'un coup, le groupe de tête va accélérer, tu as l'impression que tu ne peux pas suivre, question d'habitude, et puis tu lèves les fesses instinctivement et tu les rattrapes. Ta seule limite, c'est le cardio-fréquencemètre qui te la donne. Il s'agit seulement de connaître son seuil et de ne pas le dépasser. "J'ai essayé l'EPO au début des années 2000, mais pas assez longtemps pour vraiment en profiter. Ma cure n'a pas duré plus de quinze jours, et j'ai "marchoté" à peine un mois. "L'EPO est détectable mais les contrôles sont très coûteux pour le ministère. Chez les amateurs, il n'y en a donc pas beaucoup. Tu ne prends pas de risque, sauf si tu l'achètes sur Internet. Dans ce cas-là, c'est moins cher, mais tu ne sais pas toujours ce que tu t'injectes dans le sang, surtout si ça vient des pays de l'Est." Illustration: Serge Bloch ► Lire aussi: Dope Story 3/5, "Pour savoir où piquer, tu coupes la fesses en quatre" ► Lire aussi: Dope Story, l'histoire d'un dopé

mercredi 10 octobre 2007

La vie de l'amas

De septembre à octobre, sans discontinuer, un petit tas de cyclosophes roulent très régulièrement Neuveureboulingrin C'est pas une mafia, ils sont accueillants Admirez-les, notre sponsor leur a demandé de bien vouloir sourire Certains d'entre eux ont une passion (capitale) pour les oies D'autres, et parfois les mêmes, rêvent de semi-marathon Ils ont retrouvé la maison du Pétrel, vous savez celui qui ne fait pas le printemps mais du jardinage, à défaut de bicyclettage Ils vous convient à les rejoindre le samedi neuveureboulingrin

mardi 9 octobre 2007

Avec plein de points c'est cool

J'ai changé la couleur du blog à défaut de changer la couleur du temps eddy

La petite viking 2007

Cyclobasse a dû la faire, avec Hubert on a squatté la petite viking et Jibé s'est déballonné. Alors 3 heures de pédalage dans le peloton des petits coureurs, finalement ça carbure pas mal. Je perd Hubert très vite dans la première côte, un peloton me traîne jusqu'au ravitaillement d'Allouville, je chasse-patate jusqu'à Touffreville, le groupe rejoint me largue dans la côte de Fréville, aux attardés qui me file le train je sors le grand jeu du gros rouleur quand a dans la socquette puis je m'éclipse par l'arrière dans la remontée vers Saint-Pierre, avant de bifurquer vers Rouen et de fausser compagnie définitivement à mes collègues coursiers du dimanche matin. Une bonne sortie un peu étrange, pas tellement cyclosophique, sans aucune connivence avec qui que ce soit, juste un frottement d'égo à coup de grosse plaque et toujours le gars qui ne prend aucun relais ménageant la prochaine fusée qu'il va nous coller pour le gain de la 83ème place à 29kmh de moyenne dans une course qui n'en est même pas une. Rudy

mardi 11 septembre 2007

Rouen-Renazé. La 6ème Folle Journée.

Rouler du lever du soleil jusqu’au coucher du soleil en se dirigeant avec le vent dans le dos. Ce samedi matin 08 septembre 07, pas le moindre souffle de vent à 7h au Boulingrin. Mais météofrance a prévu un vent de NNE qui doit s’infléchir à la mi-journée s’orientant NE et même ENE. Nous partons donc SSO vers Mamers (72) qui sera notre arrêt déjeuner. A partir de Mamers, le vent se fait sentir et nous nous orientons OSO vers Laval Sud et Cossé-le-Vivien pour échouer à Renazé (53) à la limite de la Loire-Atlantique, de l’Ile-et-Vilaine et du Maine-et-Loire (Anjou), après avoir traversé Eure, Orne et Sarthe à partir de la Seine-Maritime. 10h55’ de selle pour 310 km à la moyenne de 28,4 km/h. C’est pas mal parce qu’on est resté longtemps sans vent et que le jour s’étendait sur 13h50’ – la FJ comportait plus d'heures de jour lorsqu'elle avait lieu au début juillet. De plus, après les collines du Perche, ce furent les toboggans de Sarthe et de Mayenne, pour un cumul de 2250m de dénivelée. 3h d’arrêt, donc. D’abord au Neubourg : capitale du chausson aux pommes. Puis à Ajou (la Ferrière sur Risle) : sous-préfecture du café. Ensuite à l’Aigle : tracé cartographique. Itou à Mortagne-en-Perche. Repas de midi à Mamers, capitale régionale du paris-brest. Nous en repartons vers 14h30 et avons parcouru alors 157 km. Il en reste 153 et 6h30, kifkif. Et d'autres arrêts cartographiques : Ségrié, Cossé, Craon... Superbeautemps, on est content. Tant que ça roule, ça geint pas, c’est comme les bébés en voiture A Cossé-le-Vivien, on voit indiqué St Nazaire... Nous poursuivrons vers Craon puis Renazé - c'est la nuit A Renazé, on boit, on mange, on attend Lise, notre jeune et sympathique chauffeur Les 4 piliers de la cyclosophie : Dédé, Jibi, Didi et Béber

dimanche 9 septembre 2007

4, 5, 6. Fin de la 7ème cyclosophale

Beau soleil à Duilhac, ce matin 28 juin 07. La Peyre, ouverte, le laisse généreusement passer, lorsque nous descendons vers Cucugnan pour franchir ensuite le Grau de Maury. Belle remontée par les cols de Pourteil et de Tauc avant l’Arnac. Sinuosités entre les collines dans des vallées désertes et sous une bonne chaleur, que peut demander de plus le peuple d’en bas ! Détour vers Sournia, BPF. On s’avale le col des Auzines sous la poussée dimahique et nous nous laissons descendre jusqu’à Vinça pour le repas et le rassemblement des troupes. Rien d’attirant dans ce bistrot. Je file, car j’ai des cols à aller chercher, dès que le briscard qui conduit l’automobile nous a rejoint, après être parti à notre rencontre à vélo mais sur une autre route. Et dès que le Gars-dit-niais est revenu de son périple chez un vélociste – on le croyait perdu. Chez les cyclosophes, point d’itinéraire, ça change tout le temps, seulement un départ et une arrivée, et encore. Chez le kiné, point de matériel fiable. Il masse tellement ses pneus au moyen d’asphalte calleuse qu’on en voit la corde ; et dans des chambres si insalubres qu’elles en deviennent poreuses. Au final, on se croise et on se décroise au gré des circonstances. On se voit à midi, parce que la bouffe ça compte et le soir, plaisir des retrouvailles. Nous déjouons le Canigou par l’Est et le col de Palomère, tandis que Freddo, qui refuse les routes blanches, sur la carte, choisit une rouge et une jaune, sur lesquelles, dit-il, il n’y a pas d’imprévu. Je le croise tout à coup, notre Goliath, en me dirigeant vers le Xatard et ses satellites puis je le retrouve dans la vallée du Tech à Amélie. Nous partons de conserve vers Prats-de-Mollo et faisons une halte de désaltération pour lui et de restauration pour moi. Scène cocasse : il est seul à la terrasse d’un café, en lien social avec le loufiat, devant son Perrier – c’est fou ! Quand je suis sur un banc, en face, après avoir devisé avec la caissière du petit supermarché qui m’a conseillé ses abricots (du Roussillon !) et son eau minérale pyrénéenne, que je déguste sur la voie publique, et avant que je ne fréquente la papetière qui m’expliquera que le marchand de journaux prend sa retraite, ne trouve personne pour le remplacer et ne travaille plus pour l’instant qu’un jour sur deux. Alors, on est jeudi et, pour mon Libé, il faudra repasser. A Prats-de-Mollo, à nouveau 150 km et 2750m de dénivelée. C’est la surprise chaque jour car l’itinéraire a été conçu à la six-quatre-deux et si nous avons une estimation assez fiable du kilométrage, pour la dénivelée faut voir. Ce matin, c’est le départ de l’étape pyrénéenne espagnole. De la vraie haute montagne avec, frustration, un presque 2000. Trois cols à la suite dans la même montée au col d’Ares, c’est byzance. Quelques dures rampes nous indiquent qu’on va bien vers la haute montagne. Freddo et Dimahi nous attendent au premier col avec la voiture pour nous dire adieu et nous souhaiter bon voyage. Fred, le gars-dit-niais, est reparti hier soir vers son horizon toulousain, nous ne sommes plus que trois pour l’Espagne. Bien sûr, les trois vaillants piliers de la cyclosophie. La descente est mirifique avec une asphalte du tonnerre. A Ripoll, je m’arrête au feu tricolore ne connaissant pas les us et coutumes de ce pays et leur tolérance à la gente cycliste. Alors, je vois passer eddy et le lascar, pour lesquels les feux tricolores sont depuis longtemps monocolores, voire incolores, inodores, inaudibles et incompréhensibles. Qui me double lorsque le feu passe au vert ? La guardia civile. Et celle-ci, bien éduquée, ne s’occupe que des automobilistes pour lesquels le code de la route a été conçu. Parfaitement logique, mon cher Watson. Enfin nous quittons la grand route pour le joli Coll de Merolla et ses montagnes russes. A la Pobla de Lillet, nous tournons à droite et bien mal nous en prend car ça monte terrible. Et parfois, on redescend tout sec ce qu’on vient de douloureusement escalader, le moral dans les chaussettes. A Castellar de N’Hug, moutchel et moi-même nous arrêtons à la charcuterie fromagerie épicerie tandis que le Lascar poursuit sur sa lancée l’attaque bien préméditée du Coll de la Creueta. La charcuterie est délicieuse, on découvre des spécialités inconnues. La Creueta est un aride désert, on aperçoit au loin les virages ou épingles, au bout de longues courbes. Il n’y a plus de soleil mais c’est superbe. Nous nous séparons à la Molina, je vais chercher deux cols. Puigcerda-Saillagouse, le vent est de face et c’est l’enfer : collés au bitume, « forçats de la route » comme en train de tirer des troncs d’arbres, arqués sur les pédales qui résistent. Et pourtant, le plaisir de rouler, la fougue de rouler est toujours là. 157km, 2890m de dénivelée et 12 nouveaux cols : un vrai mat de cocagne !

Dernière étape, il faut une ponctuation, en tout. De la descente sur 150km. Ivresse de rouler, dérouler, enrouler.

Peu d’ascensions. Vallée de l’Aude. Escapade à Quérigut. Retrouvailles avec l’Aude à Escouloubre. Gorges de St-Georges. Défilé de Pierre-Lys. A Limoux, la petite route pour St Hilaire (BPF) me fait découvrir, en outre, deux cols. A St Hilaire, on vide le débit de boissons. Du soleil et de la chaleur à gogo, le bonheur est sur le vélo. Carcassonne, c’est Freddo qui nous retrouve, pile-poil, et nous emmène chez sa sœur.

156km, 1425m de dénivelée et 6 cols, quand même.

Un petit tour dans les murailles de Carcassonne, retour mitigé à la vie ordinaire dans une belle architecture dépouillée, pourtant polluée par les marchands du temple.

Accepter que ce soit fini n’est pas si simple, heureusement que d’autres investissements nous appellent comme le plaisir de retrouver sa chère et tendre.

Nous avions débuté cette semaine sous de très bons auspices : le rire contagieux, spontané, sporadique et récurrent de Min. Elle s'est poursuivie avec le soleil et des alentours somptueux. Hi, hi, hi, hi...

Au bilan cycliste, 901km, 14720m de dénivelée, 55 cols et 7 BPF.

Plaisir des chiffres, du glaneur de cols mais ce n’est qu’un épiphénomène. L’agalma qui met en branle. L’essentiel est le plaisir du vélo, la liberté de se mouvoir dans un monde, une branloire pérenne (Montaigne), au plus loin de l’appât brutal du gain, des illusions de prestance et des billevesées de l’agitation.

Toujours, même au cœur du plus épais brouillard, existe une route et un appel à l’utopie, à l’uchronie. Qui existent, nous les avons décrites sous les tours et détours de nos roues. Et paradoxalement, sur le vélo, c’est toujours le plaisir d’être là, en mouvement, qui en marque l’essence comme la nécessité. Un être-là dans une autre temporalité, un être-là et pourtant en mouvement.

Hi-Min