vendredi 28 novembre 2008
dimanche 12 octobre 2008
dimanche 21 septembre 2008
M'Ah si ! pas les eaux ! l'aut' !
dimanche 14 septembre 2008
A Massy pas les Autres
Au Peureux se dessine l’idée d’aller à Neufchâtel, selon un attrayant mais exigeant parcours de vallons enchaînés. Quelques cibles viennent faire événement sur le parcours. Les cibles, ce sont les cyclistes que nous commençons à voir au loin et dont nous nous rapprochons plus ou moins vite. Trop vite, c’est une cible trop faible et sans mérite pour les poursuivants. Lentement, c’est une cible qui risque de nous faire puiser dans nos réserves. La première, aujourd'hui, est un vtt et nous ne gagnons aucun prestige à la dépasser. La seconde, nous la voyons zigzaguer dans une montée, ce qui nous indique qu’elle est en méforme et qu’il ne se passera donc rien. Pas d’évènement, annulé dès qu’apparu. Pourtant, Didier me surprend lorsque, à une dizaine de mètres du cycliste, il fait entendre un improbable timbre de vélo. La cible se retourne et se met en demi-danseuse comme pour se préparer à prendre le train. Ce qui est un évènement toujours intéressant, une rencontre. Je n’accélère pas, c’est le péché bien connu de tout cycliste qui dépasse, de tout compétiteur qui veut « enrhumer » son adversaire mais je prévois qu’avec son allure il ne pourra nous suivre. Il tentera bien de le faire pendant quelques centaines de mètres. A la proposition « cap sur Neufchâtel et retour par St Saëns », Didier a objecté qu’il devait être de retour à midi et demi. C’est le grand ennemi du vélo, l’heure. J’énonce Massy, commune située dans un beau vallon avant Neufchâtel, et possibilité de tourner vers Esclavelles pour repartir vers St Saëns. Mais la saine émulation et l’incontinence dans l’effort nous désolidarisent au somment de la côte du Neufbosc, montée dans la précipitation. Didier propose de ne pas redescendre vers Massy, de tourner tout de suite à gauche vers Maucomble. Là, pour moi, le compromis n’est plus viable. Non seulement j’irai à Massy mais aussi à Neufchâtel.
Je constate ma solitude, lorsque je les vois un petit moment s’éloigner en terrain découvert, tous les deux, l’un derrière l’autre comme à l’accoutumée. Le plus massif devant, protégeant du vent son plus faible compagnon. Il m’est très souvent arrivé de les voir progresser ainsi et j’ai toujours alors pensé à Laurel et Hardy, bien qu’ils ne répondent pas vraiment à cette image. C’est moi, l’isolé, ayant perdu le peloton, qui les regarde s’éloigner sur une direction divergente. Eux, encore un groupe, ne me regardent pas. La route, sa beauté, m’appelle et je plonge vers Massy. L’Avenue verte, une voie ferrée désaffectée et livrée à la circulation non motorisée, provoque comme à chaque fois quelque récrimination intérieure. Nous devons nous immobiliser à chaque intersection, nombreuses, pour laisser la priorité aux motorisés et sauter de menus trottoirs. Les roues n’aiment pas et mes récents remplacements de rayons trouvent là leur origine. A St Martin l’Hortier, j’éprouve ma liberté. J’ai aperçu sur le mont qui domine Neufchâtel une infime ligne qui signe la présence d’une petite route. Elle devrait permettre l’accès à l’antenne qui marque le sommet du mont. Aimanté, je décide d’aller explorer cette côte que je ne connais pas. Il y a le plaisir de la montée. Celui de la découverte également et du possible. De l’inattendu et du nouveau. La petite route, avec sa saveur de chemin bucolique, n’arrive pas jusqu’au somment. Je suis occupé par le déchiffrement du paysage. Je scrute en montant tous les signes qui indiqueraient la possibilté d’un accès jusqu’au sommet. Plaisir de chercher une voie. La petite route prend fin sur une grande, dont je dois emprunter un tronçon avant de trouver une nouvelle bifurcation vers ma terre promise, ce petit sinaï. Il se nomme Mont d’Aulagne. Pourquoi pas Mont Aulagne ? Pourquoi ce « d’ » ? Du mont d’Aulagne, j’espère préciser l’image que j’ai de la topographie de la région qui se situe derrière Neufchâtel, où nous n’allons que rarement – c’est loin de Rouen. Je n’ai de vues de ce coin que par les traversées annuelles qui nous ont mené plus au nord ou plus à l’ouest ou alentour via les épreuves cyclosportives de la région – la Viking principalement. En descendant sur Neufchâtel par l’Est, je repère une petite route qui part sur la droite. Je cherche un chemin limpide qui me permettrait d’emmener mes compagnons, une prochaine fois au Mont d’Aulagne, lors d’un plus long parcours, en milieu de saison, quand la forme est là et les objectifs de virées cyclistes plus impérieux. Je m’y engage. C’est une pente digne d’un col avec lacets et pourcentages. Retour donc au Mont d’Aulagne. Puis retrouvailles avec St Martin l’Hortier. Bully et la petite route de Martin Camp.
J’avais oublié la dureté de la montée à Martin Camp et j’y constate que ma bonne forme, l’aisance qui arase les obstacles, là où la définition du vélo se résume en « voici des ailes » , s’est émoussée. Je pense au retour comme si je voulais déjà être rentré, m’épargner les difficultés de la route, ayant perdu de vue le plaisir de la progression à vélo, du cheminement et du périple qui font la saveur du déplacement cycliste. C’est sans compter qu’un peu d’eau, une barre gourmande de figue ou d’abricot « intense » vous ravigotent et vous redonnent une presque nouvelle jeunesse. Perdu dans mes pensées, oubliées depuis, je reviens à la réalité de la route dans la descente pentue, qui appelle à la vigilance, sur St Saëns. Coup d’œil sur les compteurs et un petit contentement de constater 900 m de dénivelée et l’approche des 100 km. Plutôt Rocquement que Critot, un peu plus long mais tellement plus joli ! C’est l’avantage d’être seul car, dans la compagnie des sociétaires de l’union sportive cycliste de Bois-Guillaume, je suis contraint à Critot, c’est leur choix des plus grandes voies. J’ai mal aux jambes, c’est rare, et mes pensées s’organisent autour de cet évènement. A quel moment, à quel effort de trop, ce mal doit-il son origine ? Où se trouve le point d’inflexion qui sépare la période d’aisance et de fluidité de celle qui voit émerger la fatigue musculaire et sa lourdeur minérale ? Entre le mont d’Aulagne et l’exigeante montée de Martin-Camp, au cours de laquelle pourtant je ne me suis fixé aucun impératif de vitesse ou de denture comme cela m’arrive parfois dans les côtes ? Rapporter tout cela aux distances parcourues dans l’année, ces derniers temps, aux longues distances effectuées ou pas. Il n’y a pas de miracle à vélo, le possible est lié à l’effectué. N’est-ce pas encore l’indéracinable rêve d’éternité cycliste qui me poursuit ?
L’expérience de notre finitude accompagne indéfectiblement notre persévération dans l’être. Elémentaire, mon cher Jibé. Même si le vélo tente d’y attenter, et y réussit pour quelques moments d’éternité, il rejoue obligatoirement avec la brisure de l’élan. Point de chute d’où reprendre l’envol cycliste pour un nouveau bonheur promis, projeté et asymptotiquement caressé. Puis, c’est la route qui me prend. Le chemin depuis Cailly est balisé, il ne suscite plus la recherche ou l’attente actives de découvertes. Pourtant, des lumières, des configurations inattendues des éléments - incernables dans leurs détails - qui font les paysages, arrivent toujours à nous surprendre. De toute façon, il s’offre à nous, ce chemin, comme un palimpseste ayant enregistré l’histoire de ses parcours avec tous les divers compagnons de route et par tous les temps, toutes les humeurs. Concentré de souvenirs et de sensations, il suffit de s’y laisser baigner et il vous mène jusqu’à bon port dans la rumeur inattentive des ombres et silhouettes du passé,la plupart toujours présentes.
Faute au Rhino
Quelques photos promises
dimanche 7 septembre 2008
C'est dimanche et il pleut
samedi 23 août 2008
Endors la Vieille ! Itinéraire bis, 8ème Cyclosophale
La 7ème semaine cyclosophique n’aura vu que peu de participants : un routier et un vététiste.
Du coup, la formule s’en est trouvé modifiée. Au lieu d’effectuer des étapes successives avec un véhicule d’accompagnement, nous avons préféré décrire des boucles à partir d’une ville, alternant routes et chemins (cami), ce qui était une première.
Au lieu de poursuivre la ligne de partage des eaux atlantique-méditerranée en Espagne, nous avons décidé de rester en Andorre.
La première étape débutait à El Tarter pour rallier le port d’Envalira puis le pic Maia par des chemins mais aussi des pistes de ski. Le temps superbe effaça le début désastreux d’une montagne saccagée par les pistes et installations de ski. 
Ensuite, que du bonheur et de la fatigue avec 9 cols à plus de 2000m, une dénivelée dépassant les 2200m et une température de 28° dans la vallée, ce qui nous berçait d’un 21° à 2500m. Le rêve, quoi !
Le lendemain nous privilégiâmes la route.
Au départ d’ Encamp, nous fûmes abordés par un ariégeois qui, au vu de notre maillot de Paris-Brest-Paris, vint nous parler d’Anquetil qu’il connût à ses heures de gloire. Tout sur les dessous de la course, les alliances et le radinisme de Poulidor qui ne lui permît jamais de s’offrir les services d’équipiers fidèles.
Presque une journée de repos, avec 5 cols dont seulement un à plus de 2000m et seulement 1600m de dénivelée. 
Rude montée tout de même vers les collada de l’Estall et de Beixalis sous une température avoisinant les 30° - 33° dans la vallée et 25 à plus de 2000m.
Contrairement à nos habitudes, nos troupes se trouvant fatiguées, nous nous accordâmes une journée de repos – bien méritée (selon l’usage).
Une vraie étape de montagne, sans rencontrer âme qui vive, hormis les troupeaux – qui n’ont pas d’âme, c’est bien connu.
Nous sommes du côté espagnol de l’Andorre, plus bas aussi en altitude et il y fait encore plus chaud.
Les chemins sur les plateaux ou les crêtes à plus de 2000 y sont les bienvenus. Encore 9 cols mais seulement 5 à plus de 2000m et une dénivelée n’atteignant pas les 2000m.
A l’unanimité, nous décidons de poursuivre par une étape vététée ou mountaine-baïk. Après une belle montée par la route au coll de la Botella et au port de Cabus, nous empruntons la ligne de crête qui nous conduira au port Nègre.
Ce faisant, nous devons à un moment donné nous hisser au cap de l’Ovella et porter notre bike sur notre dos. C’est si souvent lui qui nous porte que nous pouvons bien faire cela pour lui, d’autant qu’il nous amène alors au pic du Port Nègre et à un nœud de 5 cols, tous à plus de 2000m : coll Petit, port Nègre, portella de les Vaques, port Vell et portella de Sanfonts. L’orage menace et nous devons faire fissa, sans pour autant échapper aux trombes d’eau, toutefois brèves, échappées des roulements lugubres de ténèbres grondantes qui nous pourchassaient depuis un bon moment. Nous arrivons sain et sauf à la station d’Arinsal – après un replacement des patins de frein, ce qui nous décidera à nous trouver rapidement un vtt avec freins à disque – où nous nous protégeons quelques minutes du déluge. Et encore 8 cols à plus de 2000m, un périple sur les crêtes où il fait toujours plus de 20°. Etonnamment pas de randonneurs. La montagne, les enveloppes visuelles et thermiques, la clarté de l’air et de la lumière, les myriades de fleurs, tout cela pour nous seul !
Le lendemain matin il pleut encore un peu et nous décidons d’une nouvelle journée de repos. C’est les vacances quand même ! Nous quittons l’Andorre, alors qu’il reste tant de cols à plus de 2000, pour gagner Font Romeu, nous rapprocher de notre destination de retour et glaner quelques (deux) BPF du 66.
De la route au programme, le lendemain, un bon 2000m de dénivelée, 5 cols et les BPF du lac des Bouillouses et de Porté-Puymorens.
Les températures sont plus modestes et le douanier espère bien trouver dans notre sac à vélo, un vtt tout neuf acheté hors taxes. Et bien, il en est pour ses frais ! Le soir, c’est le retour en voiture vers notre Normandie d’adoption.
Bilan : 36 cols dont 23 à plus de 2000m, 2 BPF et des espaces de lumière et de couleur – à vous couper le souffle…
lundi 21 juillet 2008
contrepet d'un ardéchois t'y rit !
L’ardéchoise, c’est le 21 juin, on n’a pas le choix dans la date, et pas le mois d’Août.
A Colombier le vieux, les USCBiens habitent des gîtes.
Le soir nous reprenons des nouilles encore. Le lendemain matin, j’enfile mon cuissard dans le dos.
6h30 du matin dans Saint Félicien, certains déplorent la foule.
Dès le départ, salut de Patrick, tandis que devant, Aurélien part avec les costauds, côté sport ils sont très fermes. Après Mézilhac, je ne roule pas trop près de la berge du ravin. A Aizac, quelle vue et quel bocage, hein ? Quelle beauté de site !
Il fait beau et chaud. Comme dirait Eddy Merckx, ces canicules nous emballent.
Sur les Boutières, une petite fait l'avion avec notre Serge.
Dans la Barricaude, je découvre toute la solitude du coureur de fond. Tout ça pour courir vers le Mont. On se met à rêver de sites sans bosses.
Dans Saint Agrève, Nico voit des bulles sur la valve. C’est sa peine qui le mine.
Des cyclos ont leurs cales souillées. Ca fait comme du son sur le câble.
Dans le Buisson, je ne peux que me faire une lutte passive car des crampes me font bouder.
A l’arrivée, une fan fait de drôles de lippes à Patrick. Nous terminons 3e par équipe et pourtant il y a si peu de mecs pour faire l'équipe . Après la course, il faut brancher les lampions.
Le soir, nous sommes pressé pour aller dîner; il y a un canard sur le feu. Je chatouille la gratte mais j’espère ne pas en avoir glacés avec mon chant.
toutes les infos sur : http://emmanuelthiry.chez-alice.fr/contrepetardechoise2008.htm



